Faune des Pyrénées: Grand Tétras (grand coq de bruyère)


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 La poule est consentante, l'accouplement peut avoir lieu. Il va durer quelques secondes et le coq cherchera une autre partenaire. Noir, le coq? pas vraiment. 
 

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    Hôte typique de la hêtraie ou hêtraie sapinière, le coq de bruyère est l'oiseau le plus secret de nos montagnes et probablement le plus emblématique. Même son chant est couvert par celui du pinson. Il passe tout l'hiver dans la forêt et se nourrit à la belle saison à la limite du subalpin. Durant l'hiver il peut rester branché plusieurs jours sur un sapin, ne se nourrissant que de ses aiguilles. Cette nourriture peu énergétique est assimilée grâce à ses caecums. Les crottes issues de cette alimentation prennent l'aspect d'un mégot de plusieurs centimètres. Le plumage du mâle est très différent de celui de la poule, la couvaison au sol impose une tenue plus discrète. Les pariades se déroulent au mois de mai dans des arènes dont la situation est immuable au fil des années. Le coq en chantant cherche à faire poser les poules sur son territoire. Polygame, le dominant peut féconder jusqu'à 80% des femelles. Le nid est fait au sol et les jeunes sont très exposés durant les premiers mois. Les adaptations au milieu sont proches de celles de son cousin le lagopède, avec en prime le développement pendant l'hiver de raquettes cornées autour des doigts lui permettant une meilleure progression sur la neige (elles tomberont au printemps). Comme l'aigle et le renard, la martre est un prédateur du grand tétras. Il s'en défend en dormant à l'extrémité des branches, sentant ainsi son approche la nuit par la flexion de celle-ci.

    Les places que nous suivons laissent apparaître une diminution des effectifs dans les endroits où celui-ci est encore chassé. Il serait dommage que ce magnifique oiseau disparaisse de nos montagnes. Il a quasiment disparu des Alpes et il en reste très peu dans les Vosges et le Jura. Nous savons que la grande majorité des tentatives de réintroduction se sont soldées par des échecs. Alors un peu de sagesse, voire de contraintes, pour que les générations futures puissent encore croiser la voie de ce magnifique galliforme.