Trace d'ours Mai 2001, Haute Garonne

OURS Quelques secondes pour entendre son grognement.

Malheureusement pas de photo personnelle à vous montrer sur ce magnifique animal à part ces traces prises au printemps vers 1800 mètres, probablement celles de Pyros. Cette espèce est en voie de disparition sur la chaîne.


Situation de la population au 25/11/2009

Il reste environ trois( la présence de Camille n'a pas été confirmée en 2008)individus dans les vallées d'Aspe et d'Ossau la seule femelle identifiée(Canelle) a été tuée par des chasseurs le 1 novembre 2004 laissant son ourson male orphelin à l'approche de l'hiver. Ce noyaux a été régénéré par un jeune male issu des lachers, qui a traversé la chaine pour rejoindre les autochtones. Le viel ours Papillon avait migré vers Luz ou il a été piégé fin Avril 2004, équipé d'un émetteur et relaché dans un état de santé inquiétant. Il a été retrouvé mort fin Juillet 2004, à près de trente ans disparait le male emblématique des derniers ours pyrénéens, on a retrouvé des plombs de chasse dans son corps. A l'heure actuelle, il ne reste plus de femelle d'origine pyrénéenne. Voici le résultat de la désastreuse gestion du IPHB pendant les dix dernières années.
De l'autre coté de la chaine, sous l'action de l'ADET, deux ourses et un mâle ont été réintroduits dans les Pyrénées centrales en 1996. Une ourse a été tuée par un chasseur et 4 oursons sont nés de ces deux femelles. Depuis, la femelle restante Ziva aidée en celà par Pyros a donné naissance à deux oursons en 2000 et probablement 2 nouveaux en 2002. Espoir aussi du coté d'un des quatre rejetons, une femelle nommée Caramelle, qui a perdu un ourson au pied du Valier en 2001, et qui aurait apporté sa contribution avec peut être des jumelles en 2001 ou 2003. Un dernier ourson peut être fils de Ziva a été observé en 2004, la découverte d'un ourson mort à Couflens en 2004 pourrait s'expliquer par l'existence d'une autre femelle peut être issue des naissances de 2000. Ceci pourrait porter le nombre des ours issus des lachers entre 10 et 15 individus et une occupation de la chaine des pyrénées orientales à la vallée d'Aspe avant les derniers lachers de 2006. En 2006 quatre ourses et un male ont été lachés. Une femelle Palouma s'est tuée accidentellement, les autres se sont cantonnés de l'Ariège à la limite des Pyrénées Atlantiques avec une forte présence en Espagne. Une ourse a été observée avec un seul ourson en Septembre 2006 en Vallée de Montgari en Espagne . Observation de 2 oursons femelle le 24/04/2007 avec leur mère Hvala sur la commune de Melles, baptisés Pollen et Bambou . Une autre femelle relachée (Franska) a été tuée accidentellement par une voiture, elle avait aussi du plomb de chasse dans le corps. Une ourse accompagnée de 2 oursons a été observée dans la région de l'Atl Urgell en Juillet 2008. Sous réserve d'analyse génétique, il pourrait s'agir d'une mère issue de Caramelle ou de Ziva. On pourrait supposer qu'une vingtaine d'ours occupent la chaine, mais seulement douze individus ont été identifiés formellement par leur ADN en 2009. En recoupant avec les analyses de 2008 treize génotypes différents ont été identifiés. Dernières nouvelles de ce printemps 2009, l'ourse Hvala est de nouveau suitée. Naissance de 2 oursons dans le Val d'Aran, sexe inconnu à fin 2009.. La question que je me pose est que depuis ces dernières années on ne nous parle que des deux portées de Hvala, alors qu'il existe potentiellement au moins cinq autres femelles( Ziva, Caramelles, ses deux filles et Sarousse)Voir page généalogie

L'ours est l'exemple typique de l'opportuniste qui tire profit de toutes les ressources de la montagne. Essentiellement végétarien, il lui arrive de prélever des animaux sauvages ou domestiques, ce qui est la source de problèmes de cohabitation avec une autre espèce menacée: le berger. Contrairement à la marmotte son hibernation n'est pas aussi profonde, sa température ne baisse que de quelques degrés, et il lui arrive à l'occasion de redoux, de se réveiller et de faire une incursion en forêt. Par beau temps, l'équipe de suivi a mis en évidence une activité régulière autour de la tanière entre onze heures et quatorze heures . Son observation reste une chose exceptionnelle, le seul fait de contempler un paysage en se disant: "il est peut être là", suffit au bonheur du naturaliste.

Dans les vallées ou l'ours a toujours été présent, un nombre significatif de berger est prêt à accepter cette cohabitation contre certaines compensations. Si une petite partie des subventions européennes considérables attribuées aux grands céréaliers pouvait changer de destinataire, peut être que le moussu et le berger pourraient tirer profit de leur présence réciproque.